Acquisition lexicale et dimension temporelle

Il s'agit de préciser à quel rythme et selon quelle densité il est bon d'exposer les élèves de l'école primaire ou du collège à un vocabulaire inconnu afin qu'ils s'approprient les unités lexicales nouvelles.

Participants

Membres du laboratoire

Présentation

La présente action de recherche vise à explorer la dimension temporelle liée à l’acquisition du lexique. Cet aspect de
l’acquisition est mentionné notamment en français langue seconde ou chez les très jeunes enfants (par exemple Tréville, 2000 ; Noyau, 2003 ; Bassano, 20 0 5). Nous souhaiterions l’interroger sous l’angle de l’acquisition du français langue première chez des élèves de l’école primaire et du collège. Nous voudrions tenter de répondre à plusieurs questions liées à l’aspect temporel de l’acquisition du lexique dans le cadre de la classe : combien de fois faut-il que les élèves rencontrent une unité lexicale avant de se l’approprier ? Quel rythme entre ces rencontres est-il le plus
bénéfique en langue première ?
Il s’agit dans un premier temps de sélectionner et d’analyser un corpus d’unités lexicales. Après qu'auront été réalisés des prétests de connaissance des unités, un protocole sera mis en place visant à contrôler les deux variables relatives au nombre et au rythme des rencontres successives avec les unités lexicales proposées aux élèves. Un posttest pourra permettre de mieux savoir quels pourraient être la fréquence et le rythme les plus appropriés pour favoriser l’acquisition du lexique. Une activité ultérieure de production permettra par la suite d’évaluer le réemploi
lexical au vu de ces variables.