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Colloque : L’enseignement aux non-spécialistes dans les deux premiers cycles universitaires : le cas des arts.

Publié le 27 octobre 2018 Mis à jour le 30 octobre 2018
Date
Du 09 avril 2019 au 10 avril 2019
Lieu(x)
ESPE Clermont-Auvergne

Appel à communication pour le colloque "L’enseignement aux non-spécialistes dans les deux premiers cycles universitaires : le cas des arts" qui se déroulera à l'ESPE Clermont-Auvergne les 10 et 11 avril 2019

Compte tenu de la transversalité de la thématique, le colloque concerne d'autres champs de recherche que celui des arts. L'intérêt sera d'aborder cette thématique selon plusieurs angles d'approche.
 

Soumission des propositions

Les propositions de communication sont à envoyer par courriel à nathalie.estienne@uca.fr et francois.giroux@espe-paris.fr, jusqu’au 10 janvier 2019.
Elles comprendront un résumé (500 mots maximum), une bibliographie, et une courte notice de présentation de l’auteur.
 

Appel à communication


L’extension du principe des majeures/mineures en Licence, la polyvalence et la pluridisciplinarité de nombreux Masters (Masters MEEF premier degré, Arts du Spectacle, Métiers de la culture, Culture et Patrimoine, etc.) interrogent les différentes approches de l’enseignement des arts à des non spécialistes. Au-delà des nécessaires retours d’expériences, le colloque cherchera à dégager des principes pour concevoir et renforcer les démarches de cet enseignement artistique destiné à des groupes importants d’étudiants. L’absence de cadre théorique adapté à ce contexte oblige à dépasser le seul champ des didactiques disciplinaires au profit d’un éclairage que pourront apporter, sans s’y limiter, les directions suivantes :
  • Une approche philosophique confrontant les questions esthétiques à l’hétérogénéité des rapports à la culture dans des contextes de diffusion sans cesse renouvelés, situation complexe qui conditionne la réception et l’implication d’étudiants non-spécialistes.
  • Une approche sociologique, impliquée par le sujet traité, une telle question renvoyant aux sociologies de la réception artistique et devant intégrer les apports les plus récents dans ce domaine.
  • Une approche historique : le rapport de l’art au temps est pluriel mais n’échappe pas à son inscription dans une histoire elle-même soumise à des temporalités multiples. Dans quelle mesure ces éléments sont-ils opérants pour la réception des oeuvres comme pour l’élaboration progressive d’un discernement esthétique ?
  • Une approche psychologique visant à identifier les processus d’apprentissage individuels et collectifs mobilisés dans les situations de formation à destination de non spécialistes.
  • Une approche en Sciences de l’éducation, la question interrogeant directement la pédagogie de l’enseignement supérieur, la fonction de propédeutique des premiers cycles de l’université, notamment dans certains cursus où les profils d’étudiants sont très hétérogènes. Un « enseignement des arts », s’il est lui-même un objet spécifique par l’articulation qu’il opère entre savoirs théoriques et savoirs d’action, ne saurait se limiter à l’apprendre. En tant que composante non marginale du projet global de recherche et de formation des établissements d’enseignement supérieur, il concerne aussi leur projet culturel et contribue à leur rayonnement.
L’enseignement des arts aux non spécialistes sollicite sans doute de nouvelles postures. Outre l’identification des difficultés, étape préalable, la généralisation de ce type d’enseignement dans les nouvelles conditions de transmission évoquées contraint à proposer des points d’appui solides et à procéder à une élaboration conceptuelle adaptée.
La réflexion s’articulera en deux volets : (1) élucider les contenus de cet enseignement et (2) en cerner les enjeux épistémologiques.
En s’appuyant sur des retours d’expériences concernant différents arts (danse, cinéma, histoire de l’art, musique, arts visuels, théâtre) par des enseignants chercheurs et des enseignants formateurs, on pourra établir une description et une caractérisation des dynamiques mises en oeuvre, identifier et comprendre les obstacles auxquels sont confrontés étudiants et enseignants. Que cherche-t-on à transmettre à travers cet enseignement spécifique qui ne correspond ni à une pratique artistique en tant que telle, ni à une formation théorique dans un domaine artistique précis ? Dans quelles conditions le devenir professionnel des étudiants concernés peut-il être pris en compte par les enseignants ?

La multiplicité des axes de réflexion possibles indique à quel point la question de l’enseignement des arts aux non spécialistes est transversale. Cet éclairage croisé pourra contribuer à une meilleure compréhension de la complexité d’un enseignement qui mérite d’être pensé dans sa spécificité, tant il questionne le rapport à l’art et ses enjeux en termes de culture et de formation des étudiants.