Danser en Corse entre identité et postmodernité

Sous la direction de Georgiana Wierre-Gore et Philippe Pesteil (Université de Corse)

Soutenance

Le 27 juin 2011 en Corse, devant le jury composé de : 

  • Georgiana Wierre-Gore, (Professeur, Université Blaise Pascal Clermont 2)
  • Phipippe Pesteil, (Maitre de Conférences, Habilité à Diriger les Recherches, Université de Corse )
  •  Betty Lefèvre, (Professeur, Université de Rouen)
  •  Roland Huesca, (Professeur, Université de Metz)
  •  Tony Fogacci, (Maitre de Conférences, Habilité à Diriger les Recherches, Université de Corse)

Résumé

Cette thèse qui émane d’une recherche qualitative et une observation participante s’appuyant sur la Grounded Theory, analyse le processus d’identification des acteurs des danses scéniques créées en Corse.
Elle étudie le rapport de ces derniers à l’espace dans la pratique du quadrille, de la granitula et des créations de danse contemporaine des six compagnies insulaires. De ce terrain en évolution, ancré dans un contexte local et postmoderne, émerge la coexistence complexe de catégories : celles d’identification transculturelle universalisante et de différenciation territorialisée à la Corse, celle d’un espace dansé concret et imaginaire et celle d’un corps existentiel dansant. Ce corps propre est étudié dans son engrenage entre motricité dansée, espace scénique et représentations. Il est une construction novatrice, instrument et incarnation du sens de la danse. Il est signe et processus d’une relation intentionnelle aux autres et à l’environnement. Sa logique existentielle oscille de l’unité fusionnelle à l’unification partenariale chez les acteurs de la danse en Corse. Elle permet à travers un processus d’identification pluriel, leur cohésion et sociabilité. En découle une organisation sociétale gérant les différences et un vivre-ensemble construit sur des attitudes communicationnelles et des comportements communautariens.