Thèse

Développement professionnel d’enseignants du primaire dans une formation par la recherche, apport de l’évaluation soutien d’apprentissage à la réduction des difficultés liées à l’Enseignement des Sciences Fondé sur I’Investigation

Sous la direction de Nathalie Younès et Corinne Marlot


Résumé

Depuis longtemps, des travaux portent sur la caractérisation de l’Enseignement des Sciences Fondé sur l’Investigation (ESFI) et les difficultés de sa mise en œuvre. Bien que par ailleurs, l’Evaluation Soutien d’Apprentissage (ESA ou l’évaluation formative élargie) ait montré ses effets positifs sur les apprentissages, sa contribution dans la réduction des difficultés de l’ESFI a été encore peu étudiée. Comment et à quelles conditions l’ESA pourrait-elle faciliter la formation des enseignants débutants dans la mise en œuvre d’un ESFI guidé afin de favoriser les apprentissages de tous les élèves en sciences ? Cette question sera explorée à travers des données issues d’une formation par la recherche qui s’est déroulée dans un projet PEERS (Projet d'étudiant·e·s et d'enseignant·e·s-chercheurs·euses en réseaux sociaux). Dans cette recherche collaborative, des formatrices chercheuses et des étudiant.e.s apprenti-chercheur.e.s suisses de la Haute Ecole Pédagogique de Vaud en Suisse et français de l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Education Clermont-Auvergne (France) ont conçu collectivement une séance en primaire selon le modèle des « lesson studies » ou « étude collective d’une leçon » puis l’ont reconfigurée et analysée à travers un mémoire professionnel. Un moment critique de l’ESFI sera plus particulièrement étudié, c’est celui de la phase de formulation, d’évaluation et d’institutionnalisation des hypothèses qui pose problème aux enseignants comme aux élèves. Il s’agira de mieux comprendre les processus socio-cognitifs, méta-cognitifs et motivationnels impliqués dans l’évaluation de la recevabilité des hypothèses et à quelles conditions ces processus peuvent-ils soutenir des autorégulations chez élèves en classe et chez les enseignant.e.s débutant.e.s, en formation. Dans cette perspective, un premier niveau d’analyse portera sur le repérage des dynamiques d’évaluation et de problématisation mise en œuvre par une enseignante débutante au cours de la séance en classe co-préparée. Un deuxième niveau d’analyse consistera à repérer, à partir de différentes traces de l’activité prises comme des indicateurs de développement professionnel, la nature, l’articulation et l’évolution des connaissances professionnelles didactiques (PCK - Pedagogical Content Knowledge) des enseignant.e.s débutant.e.s ayant participé à cette « lesson studie ».

 

 
    

Eléments biographiques


Parcours universitaire 

  • 2018 : Master 2 Recherche Sciences de l’Education, Formation de formateurs (Université Clermont Auvergne)
  • 2011 : Master 2 Recherche Histoire, Philosophie et Didactique des Sciences (Université Claude Bernard Lyon 1, Montpellier 2 et ENS Lettres et Sciences Humaines)
  • 2007 : Agrégation Sciences de la Vie, Sciences de la Terre et de l’Univers (Ecole Normale Supérieurs de Lyon)


Parcours professionnel 

  • Depuis 2019 : Responsable du DAEU proposé sous trois modalités (présentiel, hybride ou à distance) (INSPE, Université Clermont-Auvergne)
  • Depuis 2010 : Formatrice à l'INSPE dans les formations suivantes : DAEU, Licence sciences de l’éducation, Master MEEF premier et second degré en SVT, DU et Master Enseigner dans un établissement français à l’étranger (INSPE, Université Clermont-Auvergne)
  • 2007-2017 : Professeure de Sciences de la Vie et de la Terre (Académies de Montpellier, Créteil, Auvergne)